Leçon Géographie Terminale S: L’Asie du Sud et de l’Est, Japon et Chine, concurrences régionales et ambitions mondiales (version 2017)

carte chine populattionL’ASIE DU SUD ET DE L’EST: JAPON ET CHINE, CONCURRENCES REGIONALES ET AMBITIONS MONDIALES 

1 – Japon et Chine, concurrences régionales :

a) Le Japon, modèle de développement : 

Une économie extravertie :

Le Japon a joué un rôle pionnier dans le développement économique de l’Asie orientale. Devenu une puissance industrielle dès 1868 (ère Meiji), ce pays a vu se former de grandes entreprises familiales, les zaibatsu (groupes industriels à capital familial né avant la Seconde Guerre mondiale). Après la défaite, la guerre de Corée permit la reconstruction rapide du Japon durant la période de « Haute Croissance » (1950 à 1973). C’est durant cette période que fut adoptée la stratégie en « vols d’oies sauvages » (définie par l’économiste Akamatsu KANAME dès 1937) qui assura la réussite des entreprises japonaises, en étroite concertation avec le gouvernement (comme les oies sauvages qui se déplacent toujours ensemble et avancent dans la même direction lors des migrations). Dans un premier temps furent importés des modèles étrangers qui furent copiés pour couvrir le marché intérieur. Puis les entreprises s’orientèrent vers l’exportation en développant d’abord l’industrie lourde (acier, constructions navales), puis le matériel de précision (photocopieurs, appareils photographiques) qui nécessitait une main-d’œuvre nombreuse, qualifiée et habile, avant de développer les industries de pointe dites de « matière grise » nécessitant une part croissance d’investissement dans la RD (haute technologie : robotique, électronique). Imité par les 4 dragons, le Japon possède donc de puissantes industries de base (acier, métaux divers, chimie, constructions navales : chantiers navals Mitsubishi), des entreprises de constructions mécaniques (motos, cycles, automobiles), de matériel de précision (téléviseurs, appareils photographiques), de robotique (Fujitsu), d’électronique (Toshiba). Mais les ateliers de production sont de moins en moins au Japon, les IDE ont permis aux FTN japonaises de délocaliser leurs productions vers les dragons et les pays de l’ASEAN (années 60 et 70, ce qui permettait d’associer ces pays à l’économie japonaise en important les sources d’énergie, matières premières et produits alimentaires dont le Japon est presque dépourvu ), puis vers les autres pôles de la Triade (Etats-Unis, Europe occidentale, années 80 et 90, pour pénétrer de nouveaux marchés : usine Toyota de Valenciennes en 1997, Jean-Louis Borloo), et aujourd’hui vers la Chine.

 Une organisation économique concertée :

Le modèle japonais reposait sur trois éléments essentiels. 1. Intégration bancaire et commerciale : les zaibatsu sont aujourd’hui remplacés par des keiretsu (conglomérats d’entreprises dirigés par des banques dont certaines sont d’anciens zaibatsu : Mitsubishi, Mitsui, Sumitomo, d’autres sont nées après guerre : Honda, Sony, Toyota, Fuji). 2. Dualisme économique : les conglomérats intéressent leurs salariés en leur offrant des avantages (salaires élevés avec prime à l’ancienneté, avantages sociaux : logements, crèches, etc., parfois encore l’emploi à vie) en échange de contraintes (mobilité, heures supplémentaires). Les PME sont associées aux conglomérats et permettent la souplesse du système (travail en sous-traitance, mais conditions de travail plus difficiles et emplois précaires). 3. Concertation : à l’échelle nationale, l’Etat intervient dans l’économie grâce au METI (ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie) qui dirige les bureaux du JETRO et travaille en étroite concertation avec le zaikai (« monde des affaires », ensemble des organisations représentant les grandes entreprises comme le Keidanren = MEDEF japonais). Le METI conduit les restructurations, informe les entreprises, réglemente les marchés. Cela a permis aux entreprises de développer des méthodes de production innovantes dans les années de Haute Croissance : ainsi est né le toyotisme ou système des 5 zéros (zéro défaut, zéro délai, zéro stock, zéro panne, zéro papier : production en flux tendus, cercles de qualité chargés de proposer des solutions pour améliorer la marche de l’entreprise). Les NPIA (nouveaux pays industrialisés d’Asie) ont d’abord connu la croissance en adoptant le modèle japonais dans les années 1970-80, avant de traverser eux-aussi une période de crise, qui les a incités à se tourner vers le marché chinois. Le plus proche du modèle japonais est la Corée du Sud, où les conglomérats sont appelés Chaebols (voir Samsung ou Daewoo).

 Un fonctionnement reposant sur le consensus social :

Voir Amélie NOTHOMB, Stupeur et tremblement, Ni d’Eve ni d’Adam. Fortement marqué par un héritage historique particulier (bouddhisme et shintoïsme, époque féodale des samouraïs), le modèle japonais repose sur le respect des 3P (patron, père, professeur). 1. Patron : on ne dit pas « je travaille chez… », mais « j’appartiens à… ». Le salarié se soumet volontiers aux règlements de l’entreprise : on ne prend pas tous les congés auxquels on a droit (d’où le karochi : mort par excès de travail). Les grévistes assurent leur service mais portent un badge. Les salariés chantent l’hymne de l’entreprise le matin. 2. Père : la vie familiale est importante, et nécessite des sacrifices financiers. Les réunions de famille sont un moment essentiel de la vie japonaise, notamment lors de la floraison des cerisiers. Les salariés épargnent pour leur retraite et celle de leurs proches (une prime de deux à quatre ans de salaire est versée au retraité, d’où la nécessité de capitaliser ou d’exercer un métier de complément : agriculteur, pêcheur). 3. Professeur : le Japon est l’empire du concours (examens de la maternelle à l’université : les familles doivent épargner des sommes considérables pour l’éducation des enfants, souvent inscrits dans des écoles privées pour préparer les examens de l’enseignement public qu’il faut absolument réussir).

 b) La Chine, modèle de croissance:

La Chine « atelier du monde » :

La Chine, pays communiste de régime autoritaire depuis 1949, s’est ouverte au marché mondial en 1979, selon le proverbe chinois « Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris » (Deng Xiaoping). L’objectif des dirigeants était, après la mort de Mao Zedong, de rattraper le retard chinois dû à une politique introvertie (communes populaires, grand bond en avant et révolution culturelle). Le gouvernement s’efforça d’attirer les capitaux étrangers par une politique d’ouverture et d’assouplissement. La Chine littorale a tiré profit de cette politique, par la création des 4 ZES (zones économiques spéciales) organisées entre 1980 et 1984 dans le Sud-Est de la Chine (autour de Hong Kong), et complétées ensuite par des ZEO (zones économiques ouvertes) le long du littoral chinois et des grands fleuves. Les investisseurs étrangers y ont trouvé des terrains bon marché, des baux de longue durée (50 à 70 ans), une main-d’œuvre abondante et bon marché, une taxe professionnelle modérée (15%), le droit d’exporter sans payer de taxes. Des zones franches (deltas des fleuves en 1987 : Fleuve Bleu, Rivière des Perles), des technopôles (ZEET : zones de développement économique et technologique 1987) ont vu le jour. Cette stratégie a été complétée par la création du CBD de Pudong à Shanghai en 1990. L’entrée de la Chine dans l’OMC a eu lieu en 2002 L’abandon des quotas sur les textiles chinois en 2005 a déstabilisé le marché mondial, et un sommet de l’OMC s’est tenu pour la première fois à Hong Kong en décembre 2005.

 Une économie socialiste de marché :

Le modèle chinois est différent de celui du Japon dans la mesure où l’Etat communiste depuis 1949 reste le principal gestionnaire de l’économie du pays. C’est le Parti communiste qui continue à prendre les décisions majeures en matière de croissance économique et de finances. Les implantations d’entreprises étrangères en Chine sont basées sur l’idée de partenariat, les capitaux étrangers étant associés à des entreprises chinoises. L’Etat chinois dispose de fonds souverains importants qu’il utilise pour des investissements à caractère stratégique dans différentes parties du monde, par exemple par des achats massifs de terres cultivables en Afrique (pour garantir la sécurité alimentaire de la Chine sur le long terme). Depuis 2006 la Constitution chinoise reconnaît la propriété privée. Depuis cette date, les entreprises privées chinoises connaissent une croissance très rapide, avec le soutien du gouvernement chinois. Par exemple, l’homme d’affaires Wang Chuanfu a réalisé en 2008 la première voiture chinoise hybride électrique et ambitionne de faire de la marque BYD le numéro un mondial de l’automobile en 2025. Le PDG de cette entreprise siège au Congrès du Peuple de la ville de Shenzhen où se trouve le siège de BYD automobile. Taiwan bénéficie de la proximité avec la Chine (de nombreuses entreprises taïwanaises délocalisent vers les ZES chinoises), mais le pays souffre de l’incertitude politique qui pèse sur l’avenir de l’île (revendication chinoise territoriale et missiles pointés vers Taiwan). Hong Kong, qui fait partie de la Chine depuis 1997 (avec Macao annexé en 1999), sert les intérêts de la Chine dont elle est la « porte de la modernité » grâce à ses infrastructures financières et commerciales. Le delta de la Rivière des Perles réunit plus de 25Mh autour de Hong Kong et Macao (reliées par un pont à haubans), Guangzhou et Shenzhen. Il en est de même pour Singapour, dominée par la diaspora chinoise.

 Une société sous contrôle de l’Etat :

La philosophie de Confucius a imposé le respect de l’autorité, renforcé par le système répressif mis en place dès 1949 par le Parti communiste. Les Chinois n’ont pas l’habitude de la démocratie, mais bien celle du respect de l’autorité souveraine. La majorité des salariés est composée de mingong, « ouvriers paysans » souvent très jeunes et venus des campagnes, qui sont employés dans les entreprises des grandes agglomérations mais seulement pour une période déterminée. Lorsque leur contrat est achevé ils doivent le plus souvent retourner à la campagne. La Chine intérieure, restée majoritairement rurale (700 millions de ruraux soit 52% de la population), fournit donc un « volant de main-d’œuvre » gigantesque et constamment renouvelable, qui permet aux entreprises de faire pression sur les salariés afin de ne pas augmenter les salaires trop rapidement. Les salariés acceptent volontiers ces conditions de travail très difficiles, car le niveau de vie s’améliore lentement dans les villes. Grâce à la prospérité économique, la Chine a vu apparaitre en milieu urbain une « classe moyenne » composée de salariés aisés qui peuvent accéder à la propriété d’un logement dans un immeuble collectif. De ce fait, l’autorité du gouvernement chinois est assez facilement acceptée par le plus grand nombre.

 2 – Japon et Chine, quelles ambitions mondiales ? :

a) Le Japon, un des centres majeurs de la Triade:

Un acteur incontournable de la mondialisation :

Le Japon fait partie de l’oligopole mondial (la mégalopole japonaise en est une des trois composantes majeures), pays membre du G20, signataire du TPP, pays surendetté mais dont la dette est supportée par les banques japonaises. L’aire urbaine de Tokyo, première mégapole du monde, possède un pouvoir de commandement qui en fait un des centres d’impulsion majeur de la planète. Siège de nombreux keiretsu, d’une des plus importantes bourse de valeurs du monde (Kabuto Cho est la troisième bourse mondiale derrière le NYSE), grand hub (5e aéroport du monde de passagers), possédant un espace portuaire majeur, Tokyo continue d’attirer de nouveaux résidents venus autrefois du Nord, mais aussi plus récemment des aires urbaines d’Osaka et Nagoya. C’est le signe d’un déséquilibre croissant entre les aires urbaines qui composent la mégalopole, et d’une métropolisation croissante en faveur de la capitale japonaise. Cependant, le pays a été fragilisé par l’accident nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 (seuls 4 réacteurs sur 55 ont été remis en service, ce qui impose au Japon d’importer des sources d’énergie).

 Une puissance incomplète et fragilisée :

Le coût de la vie est élevé au Japon (et les salariés doivent épargner beaucoup). Les discriminations sont nombreuses (3M de Burakumin, 1M1/2 d’étrangers). La population japonaise, qui a un des indices de fécondité les plus faibles du monde, est en voie de vieillissement (papy-boom). Le chômage de longue durée est apparu au Japon (villages de carton à Tokyo). La récession a introduit la flexibilité dans l’emploi dans les conglomérats (Toyota embauche en CDD). Aussi les jeunes changent de comportement : ils veulent « la vie et pas seulement le niveau de vie ». Ils sont tentés par des pratiques de rupture avec les générations antérieures (cheveux roux, manifestations violentes d’étudiants, évasion dans la lecture de mangas ou l’adhésion à des sectes comme Aum : attentat dans le métro de Tokyo en 1995). En fait, le Japon souffre du dynamisme de ses voisins (surtout de la Chine) et de sa situation de puissance incomplète (ce n’est pas une puissance militaire, mais le PM Shinzo Abe, un nationaliste, vient de modifier la politique de défense du Japon en faisant adopter en septembre 2015 des lois sur la sécurité censées répondre aux menaces de la Corée du Sud et de la Chine). Les nouvelles lois autorisent le Japon, qui possède une armée depuis 1954 (les FAD), à déployer des forces militaires à l’étranger pour apporter de l’aide à un pays allié, en violation de l’article 9 de la Constitution qui interdit « à jamais de recourir à la guerre ». Ces mesures font suite à la création d’un Conseil de sécurité nationale en décembre 2013 réunissant le PM, son chef de cabinet et les deux ministres concernés (défense et AE). Le Japon souhaite devenir une puissance maritime et a lancé l’IZUMO porte-hélicoptères de 19.500 t en 2015. Enfin, le PM Shinzo ABE se distingue par son négationnisme, particulièrement choquant au moment des cérémonies du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale (il refuse de reconnaitre les massacres de Nankin).

 Une puissance civile qui souhaite améliorer son image :

Le Japon reste un pays fermé et secret qui tente de s’ouvrir au tourisme depuis 2003 (opération COOL JAPAN qui relève de la création d’un soft power, succès total puisque l’objectif de 20M de touristes recherché par les organisateurs à l’horizon 2020 a été presque atteint dès 2015 (19M touristes), notamment grâce aux Chinois appelés les BAKUGAI (« explosion achats »). Mais cela pose de nouveaux problèmes au Japon, car les infrastructures d’accueil et de transport du pays ne sont pas du tout adaptées pour le tourisme, ce qui crée de l’inflation et rend plus difficile la vie quotidienne des résidents permanents, en particulier les salariés. La culture japonaise, celle des mangas notamment, contribue au soft power du Japon, en liaison avec le prestige de puissance technologique qui caractérise ce pays, le premier au monde pour l’investissement dans la recherche fondamentale (notamment dans le domaine de la robotique, la RD occupe plus de 3% du PNB comme en Corée du Sud en 2014). Le Japon espère utiliser le rôle de puissance civile, apportant une aide APD élevée, pour rayonner dans le monde, mais l’agressivité du PM actuel constitue un problème pour les pays voisins.

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b) La Chine, l’ambition de devenir la première puissance mondiale:

Rattraper puis dépasser les Etats-Unis : le virage chinois

La Chine, devenue en 2010 la deuxième puissance économique mondiale par son PIB, réunit à elle seule 1.380.000.000 habitants (première population mondiale). La Chine, entrée dans l’OMC en 2002, est le second récepteur d’IDE au monde derrière les Etats-Unis en 2013. Les groupes financiers chinois prennent pied à l’étranger depuis 15 ans : par ex. Lenovo géant de la micro-informatique a racheté l’activité PC d’IBM en 2004, l’entreprise chinoise Geely a racheté le groupe suédois Volvo en 2010, le constructeur automobile DONGFENG qui a racheté 14% de PSA et qui est devenu l’actionnaire principal du groupe automobile français en 2015. Les banques chinoises ont sauvé de la faillite plusieurs banques occidentales, en particulier aux Etats-Unis grâce aux fonds souverains. Nous savons que la Chine est le premier partenaire commercial de la plupart des Etats africains, grâce à une politique d’investissements (le siège de l’UA à Addis-Abeba) et d’effacement de la dette (Congo Brazzaville). En ce qui concerne le marché européen, la Chine a l’ambition d’établir des liens plus étroits avec ce continent en finançant la construction de ports en Birmanie, Ceylan et Pakistan, sur la route maritime de la soie vers la Mer Méditerranée, et en participant à un projet ambitieux d’axe routier et ferroviaire passant par l’Iran, la Turquie et la Russie, sur l’ancienne route de la soie terrestre.

 Affirmer la puissance politique :

Les JO de Pékin en 2008 (100 médailles gagnées par la Chine) et l’exposition universelle de Shanghai en 2010 ont révélé la puissance chinoise au monde entier. Mais la Chine a surtout une politique ambitieuse d’affirmation de son indépendance, avec l’envoi d’un 1er taïkonaute dans l’espace (Yang Liwei, 15/10/2003), signe d’une montée en puissance d’un Etat intégré dans la mondialisation mais qui reste souverain, en développant sa flotte de guerre, en construisant des îles artificielles dans les îles Spratly (avec pistes d’atterrissage et infrastructures portuaires), en revendiquant les îles Senkaku-Diaoyu. Même si la Chine a échoué à changer le statut de Hong Kong, elle continue de revendiquer Taïwan qui a été exclue de toutes les organisations internationales dépendant de l’ONU. Seconde puissance militaire du monde (216Mds $ dépensés en 2014), puissance nucléaire affirmée, la Chine a resserré ses liens avec les BRICS et surtout la Russie (OCS). Cependant, le pays vient de subir un revers important avec la signature du TPP en 2015 par le Japon, le Vietnam, Singapour, Brunei et la Malaisie, un accord qui marque l’influence des Etats-Unis dans la zone Asie-Pacifique. Malgré cela, le « dragon chinois » a l’ambition de devenir le nouveau centre du monde : en chinois mandarin, première langue parlée dans le monde, la Chine se dit « zhongguo zhi mingyun », l’Empire du Milieu. Commenter la couverture du « Courrier international » 2005.

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 Devenir une vitrine de la modernité :

Shanghai, vitrine de la modernité chinoise, possède aujourd’hui tous les attributs de puissance d’une métropole mondiale. Le Bund, vieux quartier des affaires, est entouré par les immeubles de Puxi, aux commerces de luxe voisins des immeubles d’habitat vétustes. Le CBD de Pudong créé en 1990 est relié par des axes routiers à la zone industrialo-portuaire et au nouvel aéroport international, faisant de Shanghai une plate-forme multimodale et un hub. Shanghai est reliée à Beijing par une ligne TGV depuis 2012. La Chine utilise aujourd’hui les trois métropoles du pays pour affirmer sa modernité. Nous savons que ce pays est affaibli par la pollution atmosphérique due à l’industrialisation rapide, à l’utilisation massive du charbon comme source d’énergie (les 2/3 des besoins énergétiques du pays), mais aussi liée à l’urbanisation et à l’utilisation de l’automobile comme moyen de transport privilégié. De ce fait, la Chine a pris des engagements fermes et qui devraient avoir des conséquences planétaires lors de la COP21 : en particulier la fin de la croissance des émissions de gaz à effet de serre dès 2030, ce qui devrait être facilité par le ralentissement économique actuel. De plus, nous savons que la Chine investit massivement dans les énergies renouvelables (le pays est désormais le leader mondial dans la fabrication de panneaux photovoltaïques).

 Ainsi, le Japon et la Chine sont deux puissances qui portent des modèles économiques, politiques et culturels très différents. Ces deux Etats rivalisent en utilisant des armes différentes, mais ils n’ont d’autre choix que de se concerter s’ils veulent échapper à l’hégémonie des Etats-Unis qui ont récemment réorienté leur politique étrangère vers l’Asie-Pacifique et ont remporté une victoire avec la signature du TPP en 2015.

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A propos pampi06

Professeur histoire géographie en lycée
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