Pour info Terminale đź“° : soulèvement populaire au conflit international, cinq ans de guerre en Syrie

image

Un dossier remarquablement complet proposĂ© par le journal « Le Monde » Ă  lire pour comprendre la guerre en Syrie qui dĂ©stabilise tout le Proche-Orient.

http://mobile.lemonde.fr/proche-orient/visuel/2016/03/15/du-soulevement-populaire-au-conflit-international-cinq-ans-de-guerre-en-syrie_4882825_3218.html?xtref=acc_dir

image
Au début de 2011, le vent du « printemps arabe » souffle sur la Syrie. Cinq ans plus tard, le pays est au cœur d’une guerre effroyable qui a déplacé la moitié de la population syrienne et coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. Soixante pays sont aujourd’hui, de près ou de loin, impliqués dans le conflit, qui ravive les rivalités historiques entre sunnites et chiites et bouscule le jeu d’alliances au Proche-Orient. La guerre a des répercussions jusqu’en Europe, débordée par l’afflux de civils fuyant les violences. Comment une révolte populaire s’est-elle transformée en conflit mondial ? Chronologie du drame syrien.

image

Au début de 2011, le monde arabe est traversé par des soulèvements populaires contre les pouvoirs en place. De premiers appels à manifester sont lancés sur les réseaux sociaux syriens en février 2011. Mais l’état d’urgence, en vigueur depuis 1963, et le maillage de l’appareil sécuritaire empêchent tout regroupement.

L’arrestation et la torture de quinze enfants, qui ont tracé sur le mur de leur école de Deraa, dans le sud du pays, un slogan entré dans l’histoire : « Jay alek eil ed-dor ya doctor » (« Ton tour arrive, docteur »), change la donne. « Docteur » est le surnom de Bachar Al-Assad, ophtalmologue de formation devenu président en 2000. L’événement se déroule sur un terreau de ressentiment de la majorité sunnite écartée du pouvoir et de souffrances accumulées pendant quatre décennies de dictature du clan alaouite des Al-Assad, celle du père, Hafez, puis du fils Bachar. Le 15 mars 2011, Deraa voit son premier rassemblement, timide. L’insurrection ne gagne réellement la ville que le vendredi suivant, lors d’un rassemblement violemment réprimé. La révolution est lancée et se répand comme une traînée de poudre dans le reste du pays.

Les manifestations, quasi quotidiennes, sont réprimées dans le sang. L’appareil répressif tourne à plein et les arrestations se multiplient. La communauté internationale et les organisations des droits de l’homme dénoncent un « usage excessif de la force » et des « crimes contre l’humanité ». Bachar Al-Assad reste sourd à l’appel de la rue, et dénonce une conspiration ourdie de l’étranger. Il fait des concessions politiques en trompe-l’œil qui ne suffisent plus à la rue. En neuf mois, 5 000 personnes sont tuées. Déjà, les premiers Syriens affluent au Liban et en Turquie, fuyant les violences.

A propos pampi06

Professeur histoire géographie en lycée
Cet article, publié dans Géographie Terminale, Histoire Terminale, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.