Histoire du mot MONDIALISATION: du mot au concept

La naissance du mot: Mondialisation

Marshall Mc LUHAN, Guerre et paix dans le village planétaire, 1968, Toronto est le 1er a employé ce terme pour décrire une société nouvelle, radicalement différente de celle du passé, avec comme évènement fondateur la Guerre du Viet Nam.

Puis Apparaît  ensuite des mots mondialisation, village planétaire et village global.

Zbigniew BRZEZINSKI, La Révolution technétronique, Columbia. Pour cet auteur, les Etats-Unis sont à l’origine de la première société globale de l’histoire: domination des hautes technologies et des télécommunications, le mode de vie américain devient dominant.

Fin des années 1960, apparition du mot Globalization dans la presse générale et revues spécialisées.

Années 50-60, apparition du terme sans connotation, dans l’analyse de l’évolution des sociétés, inspiré par les anglo-saxons. P.Fabra l’emploie en 1964 dans « Vers la mondialisation des échanges ? » (article du Monde) Article qui est une analyse du rapport de force entre Etats-Unis et CEE.

mais la reconnaissance universitaire du mot n’a lieu que dans le courant des années 80.

Essor du mot avec les économistes qui le change en connotation idéologique comme Th. Levitt = Un marché global unique apparaît; géré par des firmes globales. Puis K. Ohmae La Triade : émergence d’une stratégie mondiale de la puissance (1985) L’entreprise pour devenir mondiale doit dépasser le cadre national: description de ce processus (5 étapes).

Apparition d’un nouveau sens du mot (d’abord économique) des années 60 aux années 80: celui de l’économie mondiale, qui remplace le paradigme de l’économie internationale. Le mot Mondialisation possède dès lors deux sens forts:

  • l’idée de changement d’échelle dans les analyses
  • l’idée de destruction des anciens systèmes de fonctionnement de l’économie internationale interétatique.

Mais on peut faire des critiques sur cette conception de la mondialisation: Cette diffusion du terme amène les économistes à le redéfinir pour éviter les dérives et les excès: 1) la mondialisation comme consécration de l’échelle mondiale n’est pas aussi récente qu’on veut le croire (colonisation…). 2) l’affaiblissement des Etats est largement surestimé (« le temps des Etats n’est pas fini » R. Boyer). 3) Les processus d’intégration régionale sont des garde-fous à une mondialisation galopante.

→ le but : montrer une mondialisation moins galopante, moins dérangeante et moins destructrice (« interdépendance accrue plutôt que globalisation » R. Boyer)

Une vidéo à regarder sur l’analyse du processus historique et géographique de la mondialisation

 

A propos pampi06

Professeur histoire géographie en lycée
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