Chapitre 1 La place des populations de l’Europe dans le peuplement de la Terre

La place des populations de l’Europe dans le peuplement de la Terre

(B.O.E.N : durée : 4h dont 1h de prise de contact (programme 2010). Septembre)

(Toujours à chaque leçon se poser en priorité ces questions) Dans quel cadre chronologique  et quel cadre géographique ?  A quelle échelle ? (Liste des échelles) Quels sont les termes qui demandent à être définis dans le sujet (Europe def selon ined Russie incluse en Europe)

Document n°1: l’Europe, un foyer de peuplement ancien

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Q : Présentation du doc : une carte à l’échelle mondiale, centée sur quoi sur l’arctique, qui représente quoi ? La densité de pop en nuages de points, en 1500, quelle période ?

Q : Après la présentation voir les informations principales : on apprend qu’il existe quoi ? Il existe des foyers principaux de peuples qu’il faut nommer : Inde, Chine, Europe, ont-ils changé aujourd’hui ? Non. Europe est donc bien un foyer de peuplement ancien.

Q : Quels sont les foyers secondaires qui apparaissent ? le Mexique, Afrique occidentale (golfe de guinée, Nigeria, Ghana)

Document n°2: L’Europe, foyer d’émigration au XIXème siècle

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Q : présentation du document : un tableau, une peinture à l’huile, d’Angelo Tommasi, les immigrants, 1896, Rome, galleria Nationale d’arte Moderna.

Voir analyse du tableau d’après Natacha Lillo dans « Images et représentations du genre en migration: mondes atlantiques XIXe  et XXe siècles », Editions Publibook, 2007 – 27/135 pages.

https://books.google.fr/books?id=6wtlTRYAQbIC&lpg=PA47&ots=YsJV8TVyzH&dq=angiolo%20tommasi%20les%20migrants&hl=fr&pg=PA47#v=onepage&q=angiolo%20tommasi%20les%20migrants&f=false

Q : qu’est-ce qu’un immigrant ? 1896 vous situez comment ?

Q : description : commencer par le cadre les quais d’un port, Livourne en Toscane, personnes qui attendent, nombreuses, hors champ (dénotation): voir ce qui a autour et qu’est-ce qui attendent, chercher des réponses à partir de l’observation du tableau ; description des personnages bien habillés. Tenue vestimentaire. Q : qu’est-ce qu’ils attendent ?

Q : la problématique à chercher : Comment a évolué la place des populations de l’Europe dans le peuplement de la Terre et pourquoi les Européens migrent-ils au XIXe siècle ?

Introduction:

Analyse de l’intitulé du sujet : Toujours définir les termes du sujet

La vie économique, et la puissance des Etats, dépend du nombre des habitants : « Il n’est de richesse que d’hommes » (Jean BODIN, 1530-1596).

On entend par populations en Europe, ceux qui vivent en Europe ; la place des populations en Europe, leur poids dans l’histoire du peuplement de la terre de l’Antiquité à nos jours.

Depuis l’Antiquité (Babylonie, Chine au IVème millénaire, Inde au IV ème s, puis les Romains) les gouvernements font des recensements de la population, notamment pour pouvoir prélever plus facilement les impôts (doc n°2). Mais une population est aussi un ensemble d’individus possédant des caractères communs : ici le programme nous invite à étudier les populations d’un territoire, le continent européen. Première difficulté : l’Europe n’a pas de limites précises à l’est. Les statisticiens considèrent que la Russie fait partie de l’Europe (jusqu’à l’Océan Pacifique), mais certains arrêtent l’Europe à l’Oural (Sibérie exclue). Seconde difficulté : il est toujours difficile de recenser une population, et par conséquent les chiffres fournis sont des estimations qu’il faut examiner avec un regard critique. Les chiffres les plus sérieux sont fournis par l’INED, et ils permettent de dresser un tableau assez précis de l’évolution de la population mondiale depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours.

PB : Comment a évolué la place des populations de l’Europe dans le peuplement de la Terre et pourquoi les Européens migrent-ils au XIXe siècle ?

I – L’EUROPE, UNE POPULATION QUI STAGNE DE L’ANTIQUITE AU XVIIIE SIECLE : 1h

1 – Vingt pour cent de la population mondiale de l’Antiquité à 1800 : 1/2h

TP/ Distribuer les documents n°1 et 2 : (travail en classe)

Document n°1 : tableau de statistiques d’évolution et de répartition par continents issu de l’INED (source fiable)

Document n°2. Courbe d’évolution de la population mondiale.

Activité : Décrire l’évolution de la population mondiale de l’Antiquité à nos jours, puis calculer en % la part de la population « européenne » dans la population mondiale, aux dates suivantes : en 400 av. JC, en 1800, en 1900 et en 2000.

Rappel de la formule : Rappel formule : PE X 100/TM

%PE = (PE X 100) / PM, où PE est la population européenne, PM la population mondiale. Que remarquez-vous ?

La population mondiale a connu plusieurs phases de croissance suivies de périodes de stagnation : la première dans l’Antiquité (apogée vers l’an 1, s’achève en 476), la seconde au Moyen Age (apogée vers 1300, s’achève en 1453 ou 1492), la troisième à l’époque moderne (entre 1500 et 1800), la quatrième à l’époque contemporaine (de 1800 à nos jours, croissance spectaculaire qui permet à la population mondiale de dépasser 7 milliards d’habitants aujourd’hui, voir le site de l’INED).

Résultats : 21% en 400 av. JC, 20% en 1800, 26% en 1900, 13% en 2000. Le continent européen réunit 20% de la population mondiale environ de l’Antiquité à 1800, puis sa part dans la population mondiale augmente fortement au XIXe siècle pour atteindre 26% en 1900 (apogée de la population européenne), avant de s’effondrer au cours du XXe siècle (13% de la population mondiale en 2000).

2 – Le régime démographique ancien, facteur explicatif de stagnation : 1/2h

Document projeté: « Famille de paysans dans un intérieur »

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Présentation : huile sur toile de Louis Le Nain, 113 X 159 cm, Paris, 1642 (musée du Louvre).

(A l’oral) Description de cette famille paysanne française (plus de 85% des Français étaient des ruraux à la date du tableau) et de son intérieur sous le règne de Louis XIII : le mari (assis à droite, tenant le pain et le couteau) installé à la table familiale (sur laquelle on voit l’écuelle à soupe et la salière) ; son épouse (assise à gauche, tenant le pichet de vin et le verre rempli) ; s’y ajoutent sept enfants (trois à droite, une jeune fille en âge d’être mariée, une petite fille et un petit garçon, un garçon au centre jouant de la flûte, trois enfants à gauche dans la cheminée, symbole du foyer familial, une fille et deux garçons, soit au total trois filles et quatre garçons).

Notons enfin au premier plan la présence du chien, du chat, et de différents ustensiles de cuisine (la marmite dont le nom vient d’un mot de vieux français désignant le ronronnement du chat et un être hypocrite, le panier d’osier). Remarquez les vêtements modestes et usés, l’absence de chaussures et de mobilier qui situent socialement cette famille dans la population pauvre. La cheminée est essentielle car on comptait la population du royaume en nombre de foyers ou feux. La marmite peut aussi caractériser cette famille (les paysans ne parlent pas beaucoup et cachent leurs sentiments). La scène se déroule en hiver, comme le montre le feu allumé dans la cheminée, et peut-être aussi le chien symbole d’oisiveté (il y a peu de travaux agricoles en hiver).

Document n°3 (polycopié) : « Reconstitution d’une famille paysanne du XVIIe siècle ». Source : Archives départementales du Tarn, registre paroissial de Saint-Jean de Montferrier de 1630 à 1675 (Languedoc), 1E0110092.

Activité TP:  analyse du document n°3 (à faire à la maison et correction)

L’ancien régime démographique était caractérisé par des périodes de croissance de la population (Antiquité, période 11e au 13e siècle) séparées par des crises démographiques dues à des famines, qui entraînaient des épidémies (la plus grave est l’épidémie de peste bubonique de 1348-1352 qui a tué 25 millions de personnes en Europe, mais aussi en Afrique du Nord et au Moyen-Orient). La dernière épidémie de peste en France a débuté à Marseille en 1720.

Le régime démographique ancien se caractérise par une forte natalité et une forte mortalité. L’amélioration des techniques et les défrichements permettent d’accroître les productions agricoles. Mais l’Europe reste très sensible aux épidémies et aux crises démographiques.

II – L’EUROPE, FOYER DE LA TRANSITION DEMOGRAPHIQUE DU XVIIIE AU XIXE SIECLE : 1h

 Voir Schéma théorique de la transition démographique et exemple concret de la Suède, seul pays pour lequel nous possédons des chiffres depuis 1750. La transition démographique est le passage d’un régime démographique ancien, où mortalité et natalité sont élevées, à un régime démographique moderne marqué par une mortalité et une natalité basses.

 La transition se déroule en deux phases : dans un premier temps (phase 1), la mortalité diminue tandis que la natalité reste élevée. La population connaît une croissance de plus en plus forte (le taux d’accroissement naturel ou solde naturel est la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité, TAN = TN – TM). Dans un second temps, la mortalité se stabilise tandis que la natalité diminue à son tour (phase 2). La croissance de la population ralentit par la diminution de l’accroissement naturel. La Suède connait un régime démographique ancien jusque vers 1780-1810 (natalité et mortalité très proches), puis entre dans la phase 1 (de 1780-1810 à 1870) grâce à la diminution des décès, avant de connaitre la phase 2 (de 1870 à 1930) marquée par la diminution des naissances. La transition démographique est terminée en Suède.

 1 – la transition démographique débute par la baisse de la mortalite : 1/2h

La diminution de la mortalité se remarque en Europe du Nord-Ouest dès la fin du XVIIIe siècle (Angleterre, France, Suède) avant de s’étendre à toute l’Europe au cours du XIXe siècle. Cela explique la croissance spectaculaire de la population européenne. C’est la conséquence de deux phénomènes.

D’une part, un meilleur encadrement médical (en 1796 l’anglais Edward Jenner invente le vaccin contre la variole, principale maladie épidémique), renforcé par les théories hygiénistes (il faut assainir l’air et l’eau des villes pour lutter contre le choléra apparu en 1832 en Europe), et la révolution bactériologique (Pasteur expose à l’Académie des sciences le principe de l’asepsie en 1878, et Koch découvre le bacille de la tuberculose en 1882).

D’autre part, une accélération des échanges commerciaux qui permet aux populations européennes de mieux se nourrir (« révolution agricole » liée à la mécanisation et à la « révolution industrielle »). De ce fait, l’espérance de vie à la naissance augmente en Europe au XIXe siècle.

 2 – La transition démographique s’achève par la baisse de la natalité : 1/2h

 La diminution de la natalité est constatée d’abord en France vers 1790, avant de s’étendre plus tardivement au reste de l’Europe. La France du XIXe siècle est un cas particulier. Sa population augmente lentement, contrairement à celle des autres pays européens confrontés au problème d’une croissance démographique trop rapide. Alors que les grands pays européens deviennent des foyers d’émigration, ce phénomène concerne moins la France.

 La baisse de la natalité révèle un changement de comportement des familles libérées des contraintes du monde rural ancien. Les parents pratiquent la contraception, pourtant condamnée par les religieux, et préfèrent avoir moins d’enfants mais s’en occuper mieux, les protéger contre les maladies, les scolariser (l’école gratuite, laïque et obligatoire en France date des années 1881 à 1883). C’est une application du malthusianisme (comportement qui consiste à avoir peu d’enfants, inspiré des idées de Malthus philosophe anglais du XVIIIe siècle).

Les progrès agricoles et la diversification des productions agricoles améliorent l’alimentation. La mortalité est en forte baisse tandis que la natalité demeure d’abord élevée. L’essor de la médecine et les progrès de l’hygiène permettent aux Européens de vivre plus longtemps.

III – L’EUROPE FOYER D’EMIGRATION AU XIXE SIECLE : 1h

Pb : Pourquoi et comment les Européens ont-ils émigré au XIXème siècle dans le monde?

1 – Les vagues migratoires européennes et les pays d’accueil divers :

Voir carte p.22 doc n°1 « carte des migrations européennes et doc n°3 p.23 « tableau des vagues migratoires et pays d’accueil »

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Entre 1820 et 1914, près de 60 millions d’Européens quittent le continent. Ces migrations internationales de masse constituent le premier âge de la mondialisation migratoire. Les premiers contingents de migrants furent les îles Britanniques (12 millions d’Anglais, 11 millions d’Irlandais), puis la Scandinavie et l’Europe centrale.

À partir des années 1880, c’est au tour de l’Europe orientale et méridionale. Seul pays à faire exception, la France.

Ces migrations sont à l’origine de la formation du quatrième grand foyer de peuplement mondial en Amérique du Nord. Voir doc n°4 tableau p.21.Entre 1820 et 1914, l’Amérique reçoit près de 33 millions d’immigrants, dont la majeure partie (87 %) s’installe aux États-Unis. Voir doc n°4 p.21 (calcul d’augmentation de la pop américaine en un siècle = 84%)

D’autres pays neufs attirent les migrants comme l’Argentine, le Brésil, le Canada, l’Australie et l’Algérie devenue depuis 1830 une colonie de peuplement.démographiques : du fait de la transition démographique la population en Europe augmente et avec la révolution agricole et industrielle au cours du XIXème siècle ayant eu pour conséquence la mécanisation qui a entraîné l’exode rural, des populations pauvres affluent vers les villes à la recherche d’emplois. 

Q : L’émigration concerne quel type de classe d’âge ?Voir doc n°1 p.34.

L’émigration concerne des populations jeunes, exclues du développement économique. C’est particulièrement vrai pour les Italiens du Sud de la péninsule et de Sicile, ou encore les Russes, les Polonais, les Hongrois ou les Irlandais. Voir étude de cas pp.32/33. 3 millions d’Irlandais s’exilent entre 1846 et 1855 à cause de la Grande Famine soit vers les grandes villes américaines ou bien ils vont tenter leur chance dans les mines d’or découvertes en Californie, en Australie ou en Afrique du Sud (doc. 2 p. 34). Les femmes représentent une part importante des flux d’immigrants : 40 % des entrées aux États-Unis avant 1914. Elles sont employées dans l’industrie textile ou dans les travaux domestiques.

Pour des motifs religieux : Les Juifs de Russie, de Pologne et de Lituanie à partir de 1880 fuient les pogroms à partir de 1880 et émigrent à leur tour.Pour des motifs politiques : Des Allemands, des Italiens, des Polonais impliqués dans les révolutions politiques de 1848 se réfugient en France ou émigrent aux EU.

Les conditions de vie des migrants : Q. quels ports principaux d’émigration et d’immigration ? Les migrants européens partaient des ports de Naples puis Gênes pour le sud, Bristol, Southampton et Cherbourg pour l’Europe du nord mais aussi Bordeaux, Nantes, Marseille etc et arrivaient vers les principaux ports des pays d’accueil.

Etude de document : billet d’embarquement d’un passager au port de Gênes (Galata Museo del Mare)/Voir Questionnaire: fichier joint

Hebergeur d'imageGrâce à la révolution des transports les immigrés partaient sur des paquebots armés par des compagnies maritimes privées dites transatlantiques issus de la 2ème révolution industrielle équipés de moteurs à explosion et de l’hélice nautique inventée par Sauvage (1832) remplaçant les roues à aube. Les voyages étaient moins longs.

Ex : de durée du trajet de Southampton à New York était de 6 jours en 1900, 20 jours. Mais les conditions de voyage étaient très difficiles : dormir sur le pont supérieur ou au sous-sol, dans un dortoir.Hebergeur d'imagePays de départ et pays d’accueil mettent en place de véritables politiques migratoires.(doc. 4 p. 35).À partir de la fin du XIXe siècle, les politiques migratoires sont plus sélectives.Au EU a été mis en place en 1892 à Ellis Island un centre d’enregistrement et d’accueil des immigrants pour contrôler leur état sanitaire et pour fournir les 1ers documents administratifs. Il devient la porte d’entrée des immigrants désirant s’installer sur la côte est des États-Unis jusqu’en 1954. (p. 36-37).

2 – L’exemple de l’émigration italienne : 1/2h Etude de cas 5TP en demi groupe)

Migration : déplacement de population, définitif ou non (migration saisonnière des touristes).

Emigration : départ d’une population quittant son pays d’origine pour s’installer dans un autre pays (pays d’accueil, où l’émigrant devient un immigrant.

Une forte émigration : l’Italie a été un important foyer d’émigration au cours du XIXe siècle, principalement dans la seconde moitié du siècle (plus de 13 millions de départs, au total plus de 10 millions d’émigrants définitifs). L’apogée de l’émigration italienne se situe en 1913, juste avant le début de la Première Guerre mondiale. Les deux principales destinations des émigrants se situaient dans les pays d’au-delà des mers : Etats-Unis et Argentine étaient des « pays neufs » peu peuplés et ouverts aux migrants, où les candidats à l’émigration pouvaient espérer faire fortune. Mais d’autres migrants, souvent dans les mêmes familles, préféraient partir vers des pays européens tels que la Suisse, la France ou l’Allemagne, plus riches et industrialisés que l’Italie. La France, en particulier, manquait de bras en raison d’une natalité insuffisante. Dans le pays niçois, l’immigration italienne se développa entre 1860 et 1940. Avant 1914, les Italiens travaillaient dans l’industrie du bâtiment. Certaines communes du littoral possédaient une forte proportion d’étrangers, d’origine italienne essentiellement, comme Nice, Roquebrune-Cap-Martin (40% de la population) ou Menton (30% de la population).

Des conditions de vie difficiles : Voir vidéo les émigrants venaient souvent des provinces méridionales du Mezzogiorno, les plus pauvres d’Italie. Ils embarquaient sur des navires paquebots transatlantiques, à Gênes ou à Naples, pour ceux qui voulaient tenter l’aventure américaine. Les espoirs de réussite individuelle étaient souvent déçus. Aux Etats-Unis, les immigrants se rassemblaient par communautés pour s’organiser et survivre. Les Italiens de New York formèrent les faubourgs de Brooklyn et de Queens. En Europe, les travailleurs italiens parvinrent à s’intégrer (un immigré italien en France sur quatre a épousé une personne de nationalité française), mais ils furent souvent victimes de comportements racistes de la part des ouvriers agricoles qui voyaient en eux des concurrents sur le marché du travail (tuerie d’Aigues-Mortes : massacre des ouvriers italiens des marais-salants le 17 août 1893, 7 morts et une cinquantaine de blessés).

3 – Les Etats-Unis d’Amérique, principale destination des émigrants : 1/2h

L’émigration a contribué au rayonnement européen et à faire des EU la 1 ère puissance aujourd’hui:

Les Européens dans la mondialisation des échanges : Comparer 1500 et 1600 (dépeuplement de l’Amérique lié à la conquête de l’Amérique par les Européens), 1700 et 1800 (traite négrière européenne de l’Afrique vers les plantations américaines), 1800 et 1900 (période de la grande émigration européenne vers l’Amérique et les colonies de peuplement).Plus de 63 millions d’Européens ont quitté leur continent au XIXe siècle. Plus de la moitié des migrants est partie aux Etats-Unis, qui deviennent grâce à cet afflux d’immigrants la première puissance économique du monde avec 100 millions d’habitants en 1900. En 1892 est ouvert le centre d’Ellis Island (dans l’Etat de New Jersey) pour la mise en quarantaine des immigrants. Voir le film « Le Parrain 2 », de Francis Ford COPPOLA (1974) qui raconte la vie d’un immigrant sicilien Vito CORLEONE arrivé à NYC en 1902. L’extrait comprend 3 parties : arrivée en bateau dans le port de NYC, enregistrement dans le grand hall d’Ellis Island, passage à l’infirmerie et mise en quarantaine (variole).

Aux Etats-Unis, les immigrants se rassemblaient par communautés pour s’organiser et survivre. Les espoirs de réussite individuelle étaient souvent déçus. Les Italiens de New York s’installèrent dans le quartier de Little Italy puis dans les faubourgs de Brooklyn et de Queens, dans des « tènements » (immeubles sans fenêtres). Les autres candidats à l’émigration se sont dirigés vers les pays neufs d’Amérique latine et les colonies de peuplement européennes (territoires destinés à accueillir des colons venus de métropole, pour la France : l’Algérie). Mais la France n’est pas un pays d’émigration, à l’inverse du Royaume-Uni dont les colonies de peuplement sont nombreuses (ce sont les Dominions : Canada 1867, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande).

A propos pampi06

Professeur histoire géographie en lycée
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